COMMENT FONCTIONNE LE CORPS

Le corps n’est pas une machine à corriger.
C’est un système adaptatif vivant.

Le corps ne cherche pas la performance

Il cherche l’équilibre.

Fonctionnellement, le corps n’est pas programmé pour :

  • obéir à des règles

  • atteindre des objectifs esthétiques

  • suivre une logique mentale

Il est programmé pour :

  • maintenir la survie

  • protéger l’équilibre interne

  • s’adapter à l’environnement

Quand il ne fait pas ce qu’on attend de lui,
ce n’est pas qu’il “dysfonctionne”.
C’est qu’il priorise autre chose.

Un système d’arbitrage permanent

Le corps fonctionne en permanence par :

  • priorités

  • arbitrages

  • compensations

Il ne fait jamais “tout en même temps”.
Il choisit.

À chaque instant, il se demande :

“Qu’est-ce qui est le plus important pour maintenir l’équilibre ?”

Et parfois,
ce n’est ni le poids,
ni la digestion parfaite,
ni l’énergie maximale.

Les grandes priorités du corps

Dans les grandes lignes, le corps priorise :

  1. La sécurité
    (physique, métabolique, hormonale, nerveuse)

  2. La stabilité interne
    (glycémie, inflammation, énergie disponible)

  3. L’adaptation à l’environnement
    (stress, rythme, contraintes, alimentation, émotions)

Tout le reste passe après.

Si l’environnement est perçu comme instable,
le corps ralentit, compense, bloque ou résiste.

Pourquoi le mental ne suffit pas

La volonté agit au niveau conscient.
Le corps, lui, fonctionne en amont.

Il ne réagit pas à :

  • la motivation

  • les bonnes intentions

  • les objectifs fixés

Il réagit à :

  • la charge globale

  • la répétition des contraintes

  • la cohérence des signaux reçus

  • la sécurité perçue

πŸ‘‰ C’est pour cela que “faire mieux” ne suffit pas toujours.
πŸ‘‰ Et que “faire plus” peut parfois aggraver les choses.

Le rôle central des signaux

Le corps communique en permanence par des signaux :

  • faim

  • fatigue

  • fringales

  • inconfort digestif

  • variations d’humeur

  • sommeil perturbé

  • stagnation

Ces signaux ne sont pas des ennemis.
Ce sont des indicateurs de terrain.

Quand on les ignore ou qu’on les combat,
le corps augmente le volume.

L’adaptation n’est pas une erreur

Quand un corps s’adapte longtemps à :

  • du stress

  • des restrictions

  • des règles rigides

  • des changements répétés

il finit par s’installer dans une stratégie de protection.

Cette stratégie peut devenir inconfortable,
mais elle reste logique.

πŸ‘‰ Ce que l’on appelle “blocage”
est souvent une adaptation prolongée devenue coûteuse.

Pourquoi tout ne peut pas changer en même temps

Le corps évolue quand :

  • la charge diminue

  • les signaux deviennent plus lisibles

  • les priorités internes sont respectées

Il ne change pas :

  • sous pression

  • dans l’urgence

  • dans la confusion

Accumuler trop de changements,
même “bons”,
revient souvent à brouiller les signaux.

Comprendre avant d’ajuster

Comprendre comment fonctionne le corps,
ce n’est pas chercher la solution parfaite.

C’est apprendre à :

  • reconnaître les priorités du moment

  • identifier ce qui surcharge

  • choisir un ajustement qui soulage, pas qui contraint

πŸ‘‰ Le bon ajustement n’est pas celui qui coche toutes les cases.
πŸ‘‰ C’est celui que le corps peut intégrer sans se défendre.

Ce que cette compréhension change

Comprendre le fonctionnement du corps permet de :

  • arrêter de lutter contre lui

  • sortir des injonctions universelles

  • respecter le temps biologique

  • avancer sans forcer

  • choisir avec discernement

Et surtout :
πŸ‘‰ ne plus demander au corps de faire ce qu’il ne peut pas,
au moment où il ne peut pas.

Et maintenant ?

Si cette lecture t’a permis de voir ton corps autrement,
la suite n’est pas d’agir plus.

La suite, c’est de te situer.

πŸ‘‰ Où en est ton corps, ici et maintenant ?
πŸ‘‰ Qu’est-ce qui est prioritaire pour lui aujourd’hui ?